Allège-toi #5 – La fameuse charge mentale !
Charge mentale et découragement
S’il y a un thème qui revient souvent quand j’explique ce qu’est mon métier ou que je suis dans une démarche zéro déchet : c’est le découragement…
On s’imagine que la démarche est une immense montagne à gravir : alors que notre vie quotidienne est déjà une grosse randonnée dans les Alpes !

Randonnée où il faut penser à tout :
- L’itinéraire (organisation du quotidien : qui va où quand, quels trajets j’assure etc)
- Les pique niques (la gestion de la cuisine des courses à la vaisselle)
- Avoir la tenue adéquate et les bonnes chaussures (la gestion du linge : du bac à linge sale au placard)
- Prévoir le parking de la voiture (et tout ce qui se rapporte à la voiture)
- Le sac à dos avec le « au cas où » : avoir ses papiers et ses comptes en ordre, la trousse à pharmacie (et donc avoir anticipé sur la bobologie et/ou se rendre disponible quand il faut aller chez le médecin)
- Anticiper sur l’anniversaire de X ou Y (et prévoir cadeaux, organisation de la fête, cartes d’invitation etc)
A cela on pourrait ajouter les injonctions que nous renvoient la société :
- Des repas bio, fait maison, sans gluten*, sans lactose*, sans gras, sans sucre, … mais préparé avec amour ! (* si tu es concernée !)
- Si on est maman : éduquer les enfants dans la bienveillance en ne criant jamais
- Travailler à temps plein
- Prendre soin de soi, être bien maquillée, coiffée et en même temps assumer tout le reste, souriante et sans montrer qu’on est fatiguée…
Je continue donc joyeusement la série « Allège-Toi » sur cette thématique de la charge mentale !
Rappelle toi mon fil directeur :
« S’alléger du poids du monde tout en allégeant le monde de notre poids »

Quel rapport entre l’écologie et la charge mentale ?
Et bien une des sources d’épuisement que je constate le plus autour de moi (qu’on soit écolo ou non) c’est l’omniprésence de cette charge mentale… (penser à tout) Qui nous pousse à être partout… et parfaite ! Et souvent fatiguée si ce n’est épuisée.
» Ce n’est pas que nous voulons juste faire bien, c’est que nous voulons faire mieux encore . » – Les Fabuleuses au foyer
Nous avons, et principalement nous les femmes, une tendance à ne pas savoir dire non… et à vouloir tout faire parfaitement.
Il arrive souvent un moment où on s’épuise… (sans pourquoi aller au burn-out heureusement… mais parfois on le frôle parfois de près.)
Or, il n’y a plus rien à donner aux autres quand on est vidée.

Alors par où commencer l’allègement mental ?
En premier lieu en te posant !!
Tu peux prendre un moment pour écrire une de tes journée type / une liste de tout ce que tu portes dans une journée.
C’est une façon de décharger un peu de ce fardeau : ça va arrêter de tourner dans la tête ! Je t’invite à mettre tout ce qui se charge (et surcharge) en vrac dans un carnet…

Ensuite, je t’invite à prendre la mesure de ce que tu portes : EST CE QUE TU AS CONSCIENCE QUE TU ES (DEJA) UNE WONDERWOMAN ??
Oui oui dès aujourd’hui ? Pas demain quand tout sera coché ! Car c’est un puit sans fond !
J’aime ce mantra des Fabuleuses au foyer : « Dans un monde où nous ne serons de toute façon jamais assez… A nous de décider que nous sommes juste assez fabuleuses et que vraiment ça change tout ! »
En partageant ta charge si tu vis avec d’autres personnes (coloc / conjoint / enfants) !
Je ne peux pas tout gérer parfaitement toute seule ! J’ai beau essayer… y a toujours un moment où ça ne marche plus.
Et généralement je m’en rends compte trop tard… quand j’ai dépassé la ligne rouge de la fatigue, que je me mets à crier, et que je me sens oppressée : ma cocotte minute qui faisait pshit depuis longtemps finit par exploser…
Dans ces moments-là, (et pour peu que ça se cumule avec mon syndrome pré-menstruel…), j’ai accumulé en prime beaucoup de ressentiment :
- Mais pourquoi ils ne voient pas ce qu’il y a à faire ?
- Tu te rends compte de tout ce que je fais ?!
- Et autres reproches croustillants…

Si tu te reconnais voici quelques « astuces » que je travaille dans mon quotidien :
- « Fais vaut mieux que parfait : mieux vaut un coup de balais que la toile que je ne prends pas le temps de passer
- Mettre de la musique (fort) et chanter : ça me permet de faire baisser la pression de la cocotte minute
- Partager AVANT que ça explose tout ce qui m’encombre à mon mari et/ou mes enfants :
- Prendre un temps d’introspection : check up émotionnel / analyse de mes besoins (vive la communication non violente)
- Identifier des demandes à faire (oui j’ai fini par comprendre que les autres ne pouvaient pas lire dans mes pensées)
- Accueillir que ça ne soit pas fait comme je l’aurais voulu
Baisser mes exigences envers moi même et envers les autres
En m’autorisant à ne pas être à 300% tout le temps (c’est fatiguant pour tout le monde) et prendre du recul avec cette petite phrase : si ce n’est pas fait (maintenant), est ce que c’est grave ?
Je parle souvent de la méthode BISOU vis à vis des achats… Je te la transpose pour la to do list :
- B : quel besoin en moi sera comblé par l’accomplissement de la tâche en question
- I : est ce que je peux la différer ? (Immédiateté)
- S : est ce que quelqu’un semblable à moi (= un autre humain de la maison / collègue / autre bénévole dans une asso ou paroisse) pourrait le faire ?
- O : origine : d’où vient cette tâche sur ma to-do-list ? Est ce que c’est que je n’ai pas su dire non ? Est ce que c’est mon perfectionnisme qui parle ? Est ce que je pourrais en faire moins ? Est ce qu’elle est prioritaire ?
- U : Est ce que cette tâche est vraiment utile (et urgente ?)
Côté spi à piocher si ça résonne en toi
La prière et notamment les chants m’aident à tenir bon quand le programme est chargé… Et m’arrêter ne serait-ce que pour déposer mon fardeau.
« Venez à moi, vous qui portez un fardeau, venez vous tous qui peinez, et moi je vous soulagerai. »
Un des derniers livres que j’ai lu portait sur « l’abandon spirituel » et Véronica Williams proposait de réellement partager toute notre vie, nos envies, nos fardeaux à Dieu… et de prier pour que si Il veut que les choses adviennent, que cela se fasse selon Sa volonté.
Elle disait notamment que souvent nous ne laissons pas le temps à Dieu d’agir, qu’on veut tout faire par soi même… ^^’
Ce temps, ce ralentissement pour laisser la place à Dieu (ne serait-ce qu’avec un Notre Père) c’est aussi une de mes façons de faire baisser la pression de ma cocotte minute.
Ralentir et me ressourcer… !

Alors pour finir :
Etre moins stressée / moins sous pression et donc baisser cette fichue charge mentale, c’est à mon sens contribuer à la paix dans le monde. Ma paix intérieure qui rejaillit sur la paix dans ma famille / dans mon travail / dans mes amitiés etc et donc dans mon monde.
Dans une société où on nous accable de mauvaises nouvelles à la télé chaque jour et où un climat de peur règne pour faire de l’audimat : ralentir, me ressourcer et cultiver ma paix intérieure est une des meilleures façons que j’ai trouvé de contribuer à mon échelle ! Et donc d’alléger le monde du poids de mon stress… ! Et c’est un travail quotidien.
Alors si tu devais lister 5 actions qui te ressourcent en profondeur : quelles seraient-elles ?
Article génial !
Mes 5 ressourcements : prier, admirer la nature, créer, prendre des photos et ou les revoir trier envoyer, donner/Transmettre : en éducation, en prêt de voisin, envoi à une amie et dans la transmission pro qui me nourrit intellectuellement et me donne de la reconnaissance.
Une très belle journée dans les cœurs