« Rien qu’en étant là tu donnes »
Tu donnes de Jérémie Frérot
Rien qu’en riant, tu donnes
Ce que tu génères est précieux
Rien qu’en étant là tu donnes
Toi tu donnes quand t’es toi tu donnes tellementRien qu’en vivant, tu donnes
Ce que tu génères est précieux
Rien qu’en étant là tu donnes
Toi tu donnes quand t’es toi tu donnes
Cette chanson m’interpelle et m’émeut à chaque fois que je l’entends à la radio.
Est ce que j’y crois pour de vrai que j’ai de la valeur « rien qu’en étant là » : même si je ne fais « rien » ?
J’entends régulièrement des mamans me dire :
- Je n’ai pas le temps de prendre du temps pour moi,
- Je ne saurais pas quoi faire
- Et au fond, mon bonheur c’est de rendre service et de contribuer au bonheur des autres.
J’entends tout à fait cette générosité du don qui comble celui qui donne autant que celui qui reçoit.
Néanmoins, quand on donne, donne, donne, donne… A un moment on peut se sentir vidé… épuisé.

Faire / être
Ca a été mon cas… et je me suis vidée de ma joie de vivre en même temps que je me sentais submergée par tout ce qu’il y a à faire, à vivre, à organiser, à mettre en œuvre dans le travail, le quotidien… pour les autres.
- « Parce qu’il fallait bien que ça se fasse. »
- « Parce que je suis bien obligée de le faire. »
- Est ce que tout est indispensable et/ou prioritaire ?
- Est ce qu’il n’y a pas une forme de fuite en avant pour ne pas trop penser / remettre en question des choses profondes dans ta vie ?
- Quand tu dis être comblée du bonheur des autres, est ce qu’il n’y a pas quand même des rêves que tu as remis à plus tard (ou à jamais ?) Et là je te renvoie à l’article de la semaine dernière !! As-tu commencé ta liste de rêves pour cet été ?
Cette fuite en avant, est ce qu’elle ne vient pas toucher une peur intime : celle de ne pas être assez ?

La peur cette mauvaise conseillère
J’ai remarqué que je suis d’autant plus dans une boulimie d’actions à faire / de pensées quand j’ai peur… Or la peur est une émotion hyper désagréable.
Elle vient s’appuyer sur d’autres comme la honte, la frustration, la jalousie, la comparaison…
Apprendre à débrancher mon mental et à me ménager de VRAIES moments de pause, mêmes courts, c’est dire stop à cet emballement !
[Par ailleurs, des moments de ressourcement et de pause pour toi, peuvent être des moments partagés avec d’autres ! Je parle beaucoup de moment pour soi « solitaires »… parce que je suis introvertie : je me ressource dans le calme, le silence, la solitude…]
Prendre 10 min pour toi ne va pas faire s’écrouler ton univers…
Et si tu en ressens le besoin, c’est en fait, t’autoriser à avoir suffisamment d’amour pour toi-même… Et que cela rejaillira de façon bénéfique sur pour ton entourage. Et donc cela pourra contribuer à leur bonheur de te voir / sentir détendue, apaisée, disponible…
Tant pis si le linge reste 2h de plus dans la machine, ou que le repas n’est pas à 19h pétante (voire que le repas exceptionnellement c’est un bol de céréales…)
Mieux vaut un couac occasionnel au niveau timing que le respect à tout prix du cadre, dans les cris / hurlements… (Je me base sur mon expérience, mais pour en avoir discuté avec des amies, je sais que je ne suis pas la seule pour qui le 18h-20h est compliqué).
J’espère que ça te rejoint. N’hésite pas à me le dire en commentaire / par mail.
Et n’oublie pas :
Rien qu’en riant, tu donnes
Ce que tu génères est précieux
Rien qu’en étant là tu donnes
Toi tu donnes quand t’es toi tu donnes tellement