Allège-Toi #6 – Micheline et le mental qui s’emballe
Je poursuis mon exploration pour m’alléger dans laquelle je te partage mon expérience !
Micheline
Je parle régulièrement de Micheline, ma petite voix rébarbative, qui n’est pas contente, qui a peur, qui a tendance à me plomber… En réalité, Micheline, c’est une partie de mon flot de pensées qui m’emmène sur une pente savonneuse : celle de râler !
C’est un savant mélange émotionnel bien compact et difficile à démêler…

Et ce flot de pensée est à géométrie variable : parfois c’est le calme plat (généralement ce sont des émotions agréables qui dominent : joie, douceur, gratitude, sensation d’être pleinement à ma place…) et à d’autres moments, la tempête se déchaîne !!!
Alors à l’image de la météo normande, je t’invite à repérer comment tu te sens aujourd’hui !
- Est ce que le vent souffle fort ? Et dans quelle direction ?
- Te sens-tu fatiguée ? Arrives-tu à identifier ce qui te fatigue ?
- Te sens-tu irritée ? Parviens-tu à mettre des mots sur cette sensation ?
- La liste pourrait être longue !!!
- D’autant plus que je suis la spécialiste pour être irritée d’être fatiguée et donc de râler encore plus par contrariété (tu le vois le cercle vicieux ?)

Pourquoi je te parle de Micheline ?
Parce qu’en ce moment elle est très présente et j’ai parfois du mal à la repérer…
Alors qu’une fois que je me pose, et que je prends ne serait-ce que 5 min pour écrire dans mon journal et démêler mes ressentis… J’arrive à la voir apparaître ! Lui donner un nom (disons-le ridicule et je m’excuse pour toutes les Micheline qui me liraient) : ça m’a permis de prendre de la distance avec mon flot de pensées qui va à toute vitesse dans ma tête… et de calmer la voilure !
Pour calmer tout ce qui fuse dans nos cerveaux…
C’est à toi de trouver ton truc.
Néanmoins je vais te partager ceux que j’affectionne +++ :
Ecrire !!

Comme aime à le dire Hélène Bonhomme des Fabuleuses au foyer : « il y a des yeux dans les stylos et le papier ! »
Ecrire permet d’y voir plus clair et de faire baisser la pression… (qui n’est pas uniquement celle de la charge mentale, on en a parlé longuement la semaine dernière… C’est également une question de perfectionnisme, de fierté aussi… de vouloir tout gérer seule parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même !)
Marcher de façon consciente
Remettre de la conscience dans toutes les actions que l’on fait machinalement : c’est déjà stopper le flot infernal de nos pensées… Car quand on se concentre sur une tâche (genre vraiment) c’est difficile de penser à autre chose en même temps !
Boire et aller faire pipi régulièrement
J’ai été marqué par une naturopathe que j’écoutais en podcast qui disait qu’une fois qu’on avait la sensation de soif : c’était qu’on avait déjà atteint un seuil de déshydratation ++. [Gloups]
Elle partageait donc l’astuce de boire toutes les 2h et de rendre les choses visuelles au début avec une bouteille d’eau [oui en plastique ou en verre, mais pour la bonne cause] sur laquelle on graduait les heures de la journée. 8h – 10h – 12h – 14h… Selon que l’on buvait suffisamment ou non, on pouvait voir qu’on avait loupé notre horaire indicatif !
Par exemple : si à 12h, on n’avait pas encore passé le cap des « 10h » en quantité d’eau à boire !
Et donc qui dit boire, dit également faire pipi régulièrement : sans attendre que la vessie soit sur le point d’exploser !
Respirer en conscience avec la cohérence cardiaque
Je te renvoie à un autre article où je partage plusieurs activités pour se mettre sur « Pause » : dont la respiration consciente !
Ca a été une révélation, le jour où je suis allée rencontrer une kinésiologue pour une problématique de douleur menstruelle… et qu’elle m’a dit « vous êtes épuisée et en apnée, il faut que vous respiriez. »
Sur le coup ça m’a mise en colère : « vous ne vous rendez pas compte la charge que je porte à la maison [à l’époque j’avais 3 enfants de moins de 4 ans], et vous me dites « respirez ! »
Et effectivement, j’avais tellement à porter que je ne prenais plus le temps de réellement respirer profondément… Et cela se ressentait dans des tensions musculaires, des douleurs de dos et sciatique, une fatigue chronique… Je me sentais en apnée, écrasée par toute la pression que je me mettais pour tout faire parfaitement…
M’autoriser ces temps de respiration n’a pas été facile, mais je peux témoigner que ça apporte beaucoup de bien physique… et mental ! (Car pendant que je compte jusqu’à 5, mon esprit se concentre et cesse de s’éparpiller !)
Il y aurait beaucoup à ajouter :
- les loisirs créatifs et artistiques

- la méditation si ça fait écho en toi (moi j’avoue j’ai du mal !)
- le jardinage
- la musique
- la photo
- le sport…
Quel est le lien avec l’allègement de notre poids sur le monde ?

« S’alléger du poids du monde tout en allégeant le monde de notre poids » Souviens-toi c’est mon fil directeur…
Comme je le partageais la semaine dernière : apprendre à se ménager des temps de respiration, des moments off qu’ils soient ponctuels ou intégrés dans sa journée, sont des moments pour ralentir notre mental qui s’emballe… et qui nous fait perdre l’espérance.
Cette guerre en Ukraine, les envolées des prix de l’énergie, le covid qui reflambe (et les maitresses non remplacées), les élections, la crise climatique qui semble grande oubliée des débats, la peur de l’avenir : tout est à point pour que notre mental s’emballe et nous concentre dans un climat de peur !
[Update 2025 : la guerre en Ukraine et le désengagement des USA, toutes les nouvelles préoccupantes des USA depuis l’arrivée de Trump, la criminalisation des lanceurs d’alerte écologistes, les inquiétudes vis à vis de l’avenir… qui sont toujours bien présentes !!]
S’alléger de ce dont on peut se délester en revenant au présent, et en nourrissant l’espérance, c’est à mon sens réellement alléger le monde de notre poids !
Cultiver une saine espérance : ne pas se voiler la face et en même temps faire confiance.
J’écoutais ce midi cette chanson de Trois cafés gourmands :
Montre leur que chaque jour
Donne un nouvel élan
J’entends encore chanter l’espérance,
Elle me dit, bientôt tout commence.
Et pour finir sur une note spirituelle :
Le carême est aussi LE moment où nous nous mettons en chemin vers Pâques… Où on nous demande de faire un pas de foi : celle de croire que Dieu est présent même dans les pires moments, qu’il est là et que nous pouvons mettre notre espérance en Lui !
Focalisés sur Pâques, sur la résurrection de Jésus.
Jésus veut nous faire vivre des petites et grandes Pâques dans nos vies. Il nous demande de lui faire confiance, sans chercher à tout maitriser : il nous demande de lui faire de la place dans nos vies, pour que sa grâce puisse agir !
Or, si nous ne nous arrêtons jamais, si nous ne lui faisons pas de place, comment pourrait-Il agir ?
Alors calmer notre mental agrippé à nos peurs, faire confiance à l’avenir, dire à Micheline de se taire, la calmer dans tous ses scénarios invraisemblables pour se centrer sur ce qui est maintenant, avec une dimension spirituelle ou non, c’est déjà aller vers une forme de paix intérieure…
Et c’est un allègement pour le monde et pour soi !
Alors je t’invite à oser une action dans celles que j’ai proposé ou une autre et de venir partager ton ressenti !!!