On passe au durable dans la cuisine !

2e étape : l’analyse de la poubelle !

Vu comme ça, c’est pas très glamour… mais je pense vraiment que pour évoluer rapidement dans la réduction de ses déchets, il n’y a rien de mieux que de faire l’inventaire de ce qui compose notre poubelle en grande majorité !!

Alors je vous rassure, je n’ai pas vidé mon sac poubelle dans le jardin… certains le font… moi j’ai “juste” observé pendant une semaine ce que je mettais…

Les pots de yaourts 

A raison de 3-6 yaourts par jour… On est 5 dans la famille… quand tout le monde prend un yaourt en dessert….. Je vous laisse calculer… ça commence à prendre du volume !

L’alternative c’est la yaourtière ! Y en a des version premium qui font crèmes dessert, fromage blanc and co… Pour ma part, j’ai opté pour un modèle très simple découvert grâce à une amie qui nous avait prêté la sienne pour tester… On a validé et nous reçûmes notre yaourtière à Noël ! (Merci maman !) Avec un jeu de pots en double pour satisfaire les goûts différents : Lait de vache ou lait de soja ! A chacun ses yaourts !

La recette : 

  • 1L de lait de votre choix (lait entier de vache ou jus de soja nature (en gros pas enrichi en calcium)

  • des ferments lactiques (certains existent pour le soja) ou un ancien yaourt

  • Pour le yaourt au lait de vache : du lait en poudre (pour plus de fermeté)

Le tout 8h pour le lait de soja ou 10h pour le lait de vache à la yaourtière.

Vous pouvez aromatiser avant ou après (sirop, confiture, sucre…)

Les mouchoirs en papier

Je partais de loin sur ce sujet… avec une boite de mouchoirs minimum dans chaque pièce… (voire deux dans la pièce de vie : une à côté de l’ordi, l’autre du canapé…

J’ai profité d’un passage chez Emmaüs pour tester l’usage des mouchoirs en tissus… avec 2 ans de recul, la conso de mouchoirs en papier n’a pas disparu. [On n’a pas assez de mouchoirs en tissu pour compenser… notamment en cas de rhume… x 5 au cours de la même semaine (sinon c’est pas drôle !) C’est sur ma liste des prochaines choses  chiner…]

Néanmoins, nous n’utilisons plus qu’une boite de mouchoirs dans la cuisine… et la voiture et leur durée de vie s’est bien allongée !!!!

L’astuce nomade : pour partir, avoir toujours un mouchoir en tissu (ou deux) dans son sac à main…

Les emballages plastiques

Aimant cuisiner, nous achetons rarement de plats cuisinés… ou de viande en supermarché, depuis plusieurs années… c’est tellement meilleur chez le boucher…

Toutefois, on pouvait quand même trouver :

  • une barquette de jambon ou l’emballage de saucisses par ci,
  • l’emballage en plastique des pâtes fraîches ou des gnocchis pas là,
  • celui du pain de mie, ou encore le plastique sur les 3 plaquettes de chocolat…
  • le rôti du supermarché en barquette ou encore la ratatouille surgelée…

Ce sont autant de petits emballage qui prennent du volume dans la poubelle à défaut de poids ! (J’en profite pour rappeler qu’ autour de Caen, ces emballages NE SONT PAS RECYCLES !!)

Quelques astuces : 

Acheter des produits bruts et de saison, non transformés et cuisiner soi-même. Pas besoin de passer 3h en cuisine et/ou avoir des milliers d’ingrédients pour préparer de bons petits plats… (Astuce : cuisiner pour plusieurs repas) Par exemple : hier j’ai fait un cake avec ce que j’avais en cette fin de mois : des noix, des pommes et du gruyère + l’appareil à cake. On s’est régalé !!

Trouver des producteurs en direct, aller au marché, adhérer à une AMAP (Association de Maintien pour une Agriculture Paysanne), ou à un groupement d’achat (à Caen, nous avons la Cop’1 à la Maladrerie, la Coop 5 pour cent à côté de la gare…)

Privilégier les commerces de proximité (ex : croissants chez le boulanger au lieu de la boite en plastique du supermarché… ou le suremballage du sachet de 10 croissants emballés individuellement… certes il a un côté pratique pour les goûters (des enfants), mais on peut faire autrement !!)

Prendre ses contenants chez ces fameux commerçants : boites en verre (dans l’idéal) ou recyclage des boites de glace (ça pèse moins lourd quand même !) : bouchers, fromagers, boulangers (pour les petits gâteaux / fameux croissants !)

Acheter en VRAC pour tout le “sec” : pâtes, riz, semoule, légumineuses, sel, céréales, graines, raisins secs, farine, poudre d’amandes, chocolat, épices… vous pouvez vraiment trouver votre bonheur !

Le Gaspillage alimentaire

Sur ce sujet-là aussi nous avions quelques progrès à faire… Les enfants étant petits, il nous est arrivé régulièrement d’accumuler les petits restes dans le frigo car l’assiette n’est pas terminée… puis de les oublier…

J’ai mis en place plusieurs stratégies :

Cuisiner les justes quantités pour ne pas avoir de petits restes… (car il n’y a pas que les enfants qui gaspillaient…)

Servir de plus petites quantités quitte à resservir plutôt qu’entrer dans la boucle infernale.

Congeler quand il en reste beaucoup pour se faire un repas cool pour une prochaine fois.

Prévoir un repas congélateur dans le menu pour vider le congélateur régulièrement !

Cuisiner rapidement les légumes achetés et mis dans le tiroir du frigo… sous peine de les oublier et de les retrouver couvert de moisi… :s

Acheter que ce qui nous donne envie de manger (et non “ah ce serait bien de manger des choux de bruxelles…” mais je déteste ça… et donc ça traine dans le frigo…

Une étude de l’ADEME (octobre 2014) montre que le gaspillage alimentaire représente 159 euros / personne par an ce qui représente 7.7% des dépenses alimentaires ! Dans ce chiffre se cache 125 euros en coût directs et un cumul de 49 en coûts indirects (gestion des déchets, coût de préparation, stockage et transport des produits).

Ça porte à réfléchir non ?

The last but not least pour agir dans la cuisine…

J’ai nommé le COMPOST !

Derniers éléments fort présents dans notre poubelle pour lesquels nous avons trouvé une alternative : ce sont les épluchures de légumes ! Cela permettrait de réduire de 30 à 40% le volume total de la poubelle… pas mal non ?

Pour cela il existe plusieurs d’options possibles :

  • le composteur dans le jardin,
  • le lombricomposteur sur le balcon,
  • ou encore le tas d’épluchures au fond du jardin (car un composteur en bois chez nous coûte très cher… et que ça marche aussi bien sans !)

On alterne épluchures de légumes et tontes de pelouse / taille de haies broyées… Il ne sent rien du tout (je craignais des odeurs… surtout l’été…) Dans le cas des fortes chaleurs il y a des moucherons au-dessus mais comme nous l’avons relégué dans un petit coin éloigné, nous n’en sommes absolument pas gênés !

Quelques mois plus tard, le compost obtenu peut être valorisé dans les jardinières ou pour le potager. De quoi éviter d’acheter des engrais… qui sont souvent très nocifs écologiquement parlant… Alors convaincus ? Let’s go !

Par quoi allez-vous commencer dans votre cuisine / quel va être votre prochain geste ?

J’ai encore pleins d’astuces à vous proposer pour passer du jetable au durable ! Alors si vous souhaitez ne pas laisser passer les prochains articles, abonnez-vous 😉

Passage de la maison au scanner…

Passage de la maison au scanner !

J’ai commencé la transition vers le zéro déchet en octobre 2016 lorsque j’ai adhéré au groupe Facebook “Gestion Budgétaire, Entraide et Minimalisme”… pour le côté minimaliste (comme évoqué dans l’article sur la décision de construire une tiny house). 

C’est un groupe qui promeut la consommation responsable sans faire exploser le budget, bien au contraire ! La démarche permet aux gens, dont certains partent de situations financières très complexes, d’apprendre à construire leur budget en faisant des choix de consommation éthique et économique mis bout à bout.

C’est par ce groupe et ses membres (alias les licornes) que j’ai découvert le zéro déchet, le minimalisme, me suis mise aux menus, au bio… à la sobriété heureuse en somme !

Un des premiers changements entrepris fut d’inventorier ce que j’avais de consommable dans mes placards…

1ère étape : l’inventaire des placards !

Indispensable pour ne pas dépenser pour rien, risquer de jeter car dates de péremptions dépassées… Et ne garder que ce dont on a besoin / nous fait plaisir (cf La méthode de rangement de Marie Kondo !)

Dans la cuisine

J’ai d’abord commencé par l’alimentaire. Frigo, congélateur, placards de sec, cellier (alias le garage où j’entrepose les légumes). L’idée c’est de partir de ce qu’on a dans ses placards avant de faire ses menus et sa liste de course… et n’acheter que ce dont on a besoin, en vrac le plus possible… (Je reviendrais ultérieurement sur les menus).

Cela m’a permis de prendre conscience de la force des habitudes familiales ! Par exemple, dans ma famille, on commençait un produit (ex : boite de thon) et hop ma maman notait sur sa liste de course qu’il fallait en racheter car on n’en avait plus (ou plus qu’un) d’avance… J’avais tendance à reproduire… et comme je ne savais jamais où j’en étais dans les stocks quand je faisais mes courses, je reprenais un produit pour être sûre de ne pas manquer…

Ensuite, la salle de bain 

C’est dans la salle de bain que ça m’a vraiment choqué lorsque j’ai fait l’inventaire… J’ai déménagé 3 fois en quasi 3 ans… Faire les cartons, ça va vite… Les défaire, c’est une autre histoire… En me plongeant dans mes placards, j’ai découvert une richesse insoupçonnée en savons et shampoings ! Sachant que j’avais la tendance à en acheter quasi en systématique sur le drive (ben oui y avait 25% crédités sur la carte de fidélité…) On ne sait jamais !!

Si, ensuite, on ajoute les besoins spécifiques d’une de mes filles, bébé multi-allergique, avec beaucoup d’eczéma… on aura testé beaucoup de crèmes et autres savons avant de trouver des produits qui amélioraient la situation. Et bien sûr, une fois que j’avais trouvé un produit qui allait, j’avais profité du 2e à moitié prix…).

Au final, nous avons eu une autonomie de :

  • 1,5 ans de shampoings et de dentifrice (on les achètait par 3),
  • 2 ans de savon (hum…!)
  • quelques mois de déodorant,
  • Il n’y a que les cotons-tiges qui disparaissaient plus vite que leur ombre… (on est passé aux cotons-tiges en carton… et la semaine dernière j’ai franchi un nouveau pas (!) : l’oriculi !!
  • du maquillage qui sert très occasionnellement
  • des crèmes à moitié entamées… qui n’ont jamais vraiment servi…

A la suite de quoi, j’ai fait un grand tri de ce que j’avais, donnant ce qui était encore utilisable ou jetant ce qui ne l’était plus…

20181022_16114220181022_161242Depuis, virage solide : savon, shampoing (enfants / parents), après-shampoing, déo maison en pot, et dentifrice depuis peu… Je suis fan des produits des savons de joya !

Ils ont aussi en bonus le fait d’être produits localement (l’entreprise est basée à Douvres au nord de Caen) ! Ils sont distribués chez pleins de commerçants à Caen et alentours : Biocoop, maison du vrac, Goût et Qualité, Groupement d’achat de la Coop 5 pour cent… J’aime aussi les retrouver au marché de Noël de Caen depuis plusieurs années… C’est l’occasion de discuter des produits et de faire les bons choix ! En prime, j’évite des frais de port et des emballages !

Tous ceux à qui j’ai fait découvrir en sont ravis ! 🙂

Continuons avec les armoires… 

Je vous présente ma hantise bi-annuelle : l’inventaire des placards des enfants. Qu’est ce qui va encore ? Qu’est ce qui est trop petit ? Qu’est ce qu’on m’avait prêté (et du coup qu’il faut restituer à la BONNE personne) ? Qu’est ce qui est trop abîmé pour être vendu / donné ? … Bref c’est un passage obligé avec 3 enfants… Faut se motiver mais une fois fait qu’est ce qu’on est content !!!

J’ai également fait le tri de mon placard (une bonne fois pour toutes par contre !) en donnant tout ce que je n’aimais plus ou qui ne m’allait plus…  En effet, 3 grossesses en 3 ans ont eu quelques conséquences et (ô surprise !) je ne rentre plus dans mes habits de jeune étudiante… qui étaient toujours dans mon placard… C’est dire si j’avais le syndrome de l’accumulation ! On est passé d’un grand placard penderie à un placard beaucoup plus petit !

Ça aide à ne pas craquer sur les promos, à cibler de quoi nous avons besoin et à chiner un maximum dans les circuits solidaires (Emmaüs, vide-greniers, bourses aux vêtements, le bon coin…). La même pour les chaussures, même si personnellement, je n’ai jamais beaucoup accumulé de ce côté-là !

Accumulation quand tu nous tiens…

Vous l’aurez compris, je pourrais continuer pièce par pièce ! L’accumulation touche quasiment tous les domaines de notre vie et par extension de notre maison… Cela va bien plus loin que ce qui est périssable…

Voici quelques exemples :

  • Combien de photos ratées sont stockées dans notre téléphone ou sur l’ordinateur ?
  • Combien d’applis non utilisées restent installées sur nos smartphones ?
  • Combien de jeux (parfois cassés) s’entassent dans le coffre à jouet des enfants ?
  • Combien d’habits que nous ne mettons jamais gardons-nous dans nos placards “au cas où” ?
  • Combien de livres, DVD ou CDs, lus, regardés ou écoutés une fois puis rangés parce qu’au fond ils ne nous plaisent pas trop ?
  • Combien de vaisselle jamais utilisée dans nos placards ?
  • Combien de produits ménagers, entamés et non terminés, avant de passer à un autre qui a l’air d’être plus efficace ? (c’est du vécu !)
  • Combien de choses mises de côté dans le garage… pour trier plus tard ?! (et là j’ai encore un gros travail à faire !!! On circule à peine dans le mien ! ^^) Je vous ai dit que le zéro déchet et le minimalisme étaient un chemin et que j’étais en route ?!

Tous ces objets sont autant de choses qui risquent de finir à la poubelle un jour ou l’autre… C’est pourquoi, faire l’inventaire progressivement permet de trier sans précipitation, sans subir la nécessité de se séparer de nos possessions. On peut alors choisir quelle seconde vie apporter à nos objets.

La-magie-du-rangement.jpgIl existe plusieurs méthodes de tri, dont la plus en vogue actuellement est la Méthode Konmari (de Marie Kondo, la magie du rangement). Sa méthode passe par le sac poubelle… (sans tri…) De mon côté, j’ai découvert plusieurs circuits solidaires permettant aux objets de trouver une seconde vie. Ce sera pour un prochain article ! D’ici là, à bientôt !

 

Zéro Déchet KéSaKo ?

Zéro Déchet (ZD pour les intimes) De quoi parle-t-on exactement ? Qu’est ce que ça recouvre ?

  • N’est-ce pas utopique de viser le Zéro ?
  • On va revenir au temps de nos grands-parents ?
  • C’est se priver de tout ?
  • Encore un truc de bobos !

Le Zéro déchet est un chemin qui a pour but de limiter au maximum les déchets produits et le gaspillage.

Sais-tu que la moyenne française est de 350kg/an/habitant ? Pour citer mon cas : on est une famille de 5 personnes, cela représente 1750 kg… quasiment 2 tonnes / an !

Alors on entend souvent le slogan : “réduisons nos déchets, ça déborde” ! Et effectivement… on en retrouve partout et pas que dans nos poubelles…! Alors comment faire ?

Le Zéro comme horizon

Ce serait une erreur de ne se fixer des objectifs qu’à deux ou trois ans“, dit à l’AFP le maire de Milan, Giuseppe Sala [au sommet pour le climat de San Fransisco qui se tient jusqu’au 14/09/2018]. “Il faut s’engager sur zéro, même si c’est loin“. Article de L’Express du 14/09/2018

Effectivement, même les plus engagés dans la démarche ne sont pas à zéro… mais réduire sa production de déchet à un bocal d’1L par an pour une famille de 4… c’est le pari que s’est lancé la Famille (presque) Zéro Déchet il y a quelques années… et ça fonctionne !

Dans leur livre, Famille (presque) zéro déchet, Jérémie Pichon et Bénédicte Moret détaillent de façon très humoristique et illustrée leur transition. On peut également les suivre sur leur blog

“Du vrac sans emballage au magasin bio, du panier de légumes et de fruits chaque semaine en direct-live des producteurs locaux et quasi bio, du recyclage aux petits oignons aux trois bacs de tri à la maison, le compost au fond du jardin. Alors c’est quoi cette poubelle jetée chaque semaine ?! On va en avoir le coeur net: ouverture et étalage -du contenu de la poubelle dans le jardin. Fallait pas nous chauffer.”

Au programme :

Mon atelier Ecofrugal propose des kits d’animation d’ateliers éco-responsable. Je fais partie des ambassadeurs qui organisent régulièrement des ateliers -qui sont gratuits ! Le premier d’entre-eux concerne le Zéro déchet.

Voici un petit tour d’horizon des thématiques abordées :

  • Passer du jetable au durable
  • Réduire le gaspillage alimentaire
  • Passer au vrac
  • Réparer et faire durer ses objets
  • Acheter d’occasion, louer, prêter, donner
  • Réutiliser / Détourner un objet pour prolonger sa vie
  • Refuser le superflu et désencombrer
  • Trier / Recycler
  • Composter
  • Fabriquer ses produits soi-même

Allez n’ayez pas peur ! Je vous propose de vous embarquer avec moi pour y aller pas à pas !

Pour ceux qui habitent la région caennaise, n’hésitez pas à me contacter pour connaitre les prochains ateliers.

L’idée n’est pas de se priver de confort, mais de refuser la surconsommation et d’explorer les autres possibilités que l’achat neuf avant de foncer dans les magasins… Cela peut sembler plus long… mais ça permet de s’assurer de son besoin et pour ça ton porte-monnaie sera aussi reconnaissant car il n’y a pas de petites économies !