Ecologie : la to do list de plus ?

“Faire sa part”, “Agir pour la planète”… beaucoup de “faire”… D’où mon interrogation du jour : l’écologie est-elle une to-do-list qui s’ajoute à tout ce qu’il y a déjà à FAIRE dans nos semaines plus que bien remplies ? (d’autant que le contexte est angoissant avec l’ombre du coronavirus quand il n’est pas une réalité concrète…)

Alors l’écologie est-elle une succession de choses à cocher ? 👣

Nous sommes nombreuses et nombreux à commencer par “faire”… une prise de conscience qu’on produit trop de déchets, qu’on surconsomme ou que finalement ça ne nous rend pas heureux…
Et quand on découvre tous les possibles que l’on peut faire soi-même… Personnellement, j’ai eu un sentiment grisant de puissance : je peux me passer de supermarché… pour beaucoup de choses ! Alors let’s go : lessive (de préférence avec une recette qui ne fige pas), produit vaisselle (qui ne laisse pas la vaisselle toute grasse), et tous les produits ménagers y passent…
Puis on se met à cuisiner davantage (avec quelques ratés au passage…) mais on y prend goût…
Toutefois cela peut aussi conduire à un trop plein de “choses à faire” : de changements à effectuer pour être plus green…
D’où parfois le fait qu’on dise que le zéro déchet coûte cher car on a envie de tout changer et VITE ! (Le tout saupoudré de perfectionnisme… on veut le meilleur…)

De là 2 options :

  1.  J’abandonne (cf cet article) et je culpabilise de ne pas en faire assez…
  2. Je m’épuise à vouloir tout faire bien… et je finis par abandonner car la to do list est trop lourde… (et le sentiment de frustration trop grand… de ne pas réussir à tout faire bien) –> Sentiment exacerbé si ton/ta conjoint.e  n’est pas dans ton “délire”.

Une troisième voie

C’est de prendre de la hauteur, de faire preuve de bienveillance envers soi même…
” Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas tout faire, qu’il ne faut rien faire” (Bénédicte Moret, la maman de la famille presque Zéro Déchet)
👉 Ne pas chercher à tout faire mais aller petit à petit vers ce qui me donne envie… et qui est ajusté à mes possibilités.
🌏 De toute façon au regard de l’enjeu climatique, (et sans vouloir te plomber le moral)… on n’en fera jamais assez à notre échelle individuelle… Alors autant faire peu, mais faire bien et joyeusement… Car ce n’est pas en burn out écologique qu’on arrive à persuader les autres de s’y mettre… Et l’enjeu est collectif et mondial !
Personnellement je me retrouve aussi beaucoup dans ces mots… extrait de “Et lentement tout bascule” de Blandine et Arthur de Lassus.

🦋 Passer du faire à l’être…

🌱de faire des choses pour la planète… à vivre l’écologie
🌺 dans mes choix de vie,
🌼 dans mon choix de ralentir,
🌞 de mieux me comprendre,
🌷 et de m’écouter davantage, (et non ce n’est pas de l’égoïsme… car une maman qui est bien, c’est une maman qui hurle moins sur tout ce qui bouge de 18h à 21h !)
👉 Ça résonne d’autant que j’apprends à dompter mon hypersensibilité (en vrai juste à bien la vivre… car elle est là et le rapport de force avec ses émotions c’est juste trop fatigant…)
Donc voilà pour moi, l’écologie ne se résume pas à de la lessive maison ou à faire ses courses en vrac… c’est un autre style de vie… ! 🌏
Qu’en penses-tu ?
NB : Si cet article vous a plu et que vous souhaitez me soutenir dans mon travail de blogging et de transmission, vous pouvez aussi le faire via la plate-forme tipeee. Vous donnez ce que vous voulez, ponctuellement ou mensuellement. Il n’y a pas de “petits dons”, les petits ruisseaux font les grandes rivières 😉 Merci d’avance !

Mon beau sapin, roi des forêts

J’ai déjà reçu plusieurs messages pour me demander comment faire un sapin de Noël écolo quand on n’a pas le temps d’en faire un en palette comme j’ai pu le faire.

Je vais essayer de vous donner quelques pistes de réflexion aujourd’hui.

Néanmoins, j’ai envie d’énoncer directement mon leight motiv : on fait ce qu’on peut ! Le but n’est pas de vous amener au burn-out pour avoir THE sapin écolo quand on court après le temps !

C’est pour ça que je ne fustige pas les VRAIS sapins. Certes ce n’est pas l’idéal mais c’est pas le pire non plus !

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Le calendrier de l’avent DIY

Ah le calendrier de l’avent !

On peut dire qu’on a du choix et la tentation de craquer de nombreuses fois ! On les voit dans les magasins depuis le 25 septembre ! (oui souvenez vous j’avais posté la photo sur ma page facebook, tellement j’étais ahurie !) Pour résister vous avez la méthode BISOU que je vous développe ici 😉

 

Bref, ils se déclinent au chocolat, en Playmobil et Lego (garçon et fille), en thé, bières et autre cosmétiques ! Il y a un vrai marché sur le calendrier de l’avent !

Alors je ne vais pas vous fustiger si avoir votre petit chocolat chaque jour est votre petit plaisir du mois de décembre ! Vous commencez à me connaitre, ma démarche c’est de vous proposer d’autres alternatives !

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L’écologie VS le confort moderne #1

Renouveau du discours écologiste !

La modernité est là et c’est bien ! Je ne suis pas là pour vous dire que tout est mal et qu’il faut retourner à l’âge des caverne…

S’il y a une prise de conscience écologique forte aujourd’hui c’est aussi grâce aux nouveaux moyens de communication. Et notamment des réseaux sociaux !

Aujourd’hui tout le monde peut s’exprimer sur son cheminement écologique via des blogs, des groupes facebook, des pages ou comptes instagram. C’est comme ça que j’ai entamé ma transition il y a plus de 3 ans… (Je vous raconte ça ici)

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Le zéro déchet VS l’hygiène

Je continue sur ma lancée en questionnant les objections souvent entendue sur le zéro déchet…

Au “j’ai pas le temps !”, je réponds : “Avance pas à pas. Il n’y a pas besoin que ça soit parfait ni au top niveau tout de suite…” (pour plus d’info je vous renvoie à l’article le zéro déchet VS le temps et le temps autour des courses et des repas.)

Aujourd’hui nous voilà sur la question de l’hygiène !

J’entends régulièrement :

  • Passer au zéro déchet c’est revenir en arrière, revenir à l’âge de pierre
  • Revenir aux mouchoirs en tissu, c’est sale !
  • Quoi les couches lavables et les serviettes hygiéniques lavables ? Mais c’est dégueuuuu !”

Tout d’abord il y a une question de dosage, d’ouverture et d’hygiène !

Je vais présenter quelques exemples !

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Démarrage Zéro Déchet : passez au durable !

J’imagine que si vous lisez cet article aujourd’hui, c’est que vous aspirez à réduire votre poubelle… et n’êtes pas au stade du bocal = un an de déchets, comme la famille (presque) zéro déchet ou Béa Johnson ! Ça tombe bien, moi non plus !! Je vous présente aujourd’hui des alternatives durables qui m’ont permis peu à peu de tendre vers le zéro déchet !

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On passe au durable dans la cuisine !

2e étape : l’analyse de la poubelle !

Vu comme ça, c’est pas très glamour… mais je pense vraiment que pour évoluer rapidement dans la réduction de ses déchets, il n’y a rien de mieux que de faire l’inventaire de ce qui compose notre poubelle en grande majorité !!

Alors je vous rassure, je n’ai pas vidé mon sac poubelle dans le jardin… certains le font… moi j’ai “juste” observé pendant une semaine ce que je mettais…

Les pots de yaourts 

A raison de 3-6 yaourts par jour… On est 5 dans la famille… quand tout le monde prend un yaourt en dessert….. Je vous laisse calculer… ça commence à prendre du volume !

L’alternative c’est la yaourtière ! Y en a des version premium qui font crèmes dessert, fromage blanc and co… Pour ma part, j’ai opté pour un modèle très simple découvert grâce à une amie qui nous avait prêté la sienne pour tester… On a validé et nous reçûmes notre yaourtière à Noël ! (Merci maman !) Avec un jeu de pots en double pour satisfaire les goûts différents : Lait de vache ou lait de soja ! A chacun ses yaourts !

La recette : 

  • 1L de lait de votre choix (lait entier de vache ou jus de soja nature (en gros pas enrichi en calcium)

  • des ferments lactiques (certains existent pour le soja) ou un ancien yaourt

  • Pour le yaourt au lait de vache : du lait en poudre (pour plus de fermeté)

Le tout 8h pour le lait de soja ou 10h pour le lait de vache à la yaourtière.

Vous pouvez aromatiser avant ou après (sirop, confiture, sucre…)

Les mouchoirs en papier

Je partais de loin sur ce sujet… avec une boite de mouchoirs minimum dans chaque pièce… (voire deux dans la pièce de vie : une à côté de l’ordi, l’autre du canapé…

J’ai profité d’un passage chez Emmaüs pour tester l’usage des mouchoirs en tissus… avec 2 ans de recul, la conso de mouchoirs en papier n’a pas disparu. [On n’a pas assez de mouchoirs en tissu pour compenser… notamment en cas de rhume… x 5 au cours de la même semaine (sinon c’est pas drôle !) C’est sur ma liste des prochaines choses  chiner…]

Néanmoins, nous n’utilisons plus qu’une boite de mouchoirs dans la cuisine… et la voiture et leur durée de vie s’est bien allongée !!!!

L’astuce nomade : pour partir, avoir toujours un mouchoir en tissu (ou deux) dans son sac à main…

Les emballages plastiques

Aimant cuisiner, nous achetons rarement de plats cuisinés… ou de viande en supermarché, depuis plusieurs années… c’est tellement meilleur chez le boucher…

Toutefois, on pouvait quand même trouver :

  • une barquette de jambon ou l’emballage de saucisses par ci,
  • l’emballage en plastique des pâtes fraîches ou des gnocchis pas là,
  • celui du pain de mie, ou encore le plastique sur les 3 plaquettes de chocolat…
  • le rôti du supermarché en barquette ou encore la ratatouille surgelée…

Ce sont autant de petits emballage qui prennent du volume dans la poubelle à défaut de poids ! (J’en profite pour rappeler qu’ autour de Caen, ces emballages NE SONT PAS RECYCLES !!)

Quelques astuces : 

Acheter des produits bruts et de saison, non transformés et cuisiner soi-même. Pas besoin de passer 3h en cuisine et/ou avoir des milliers d’ingrédients pour préparer de bons petits plats… (Astuce : cuisiner pour plusieurs repas) Par exemple : hier j’ai fait un cake avec ce que j’avais en cette fin de mois : des noix, des pommes et du gruyère + l’appareil à cake. On s’est régalé !!

Trouver des producteurs en direct, aller au marché, adhérer à une AMAP (Association de Maintien pour une Agriculture Paysanne), ou à un groupement d’achat (à Caen, nous avons la Cop’1 à la Maladrerie, la Coop 5 pour cent à côté de la gare…)

Privilégier les commerces de proximité (ex : croissants chez le boulanger au lieu de la boite en plastique du supermarché… ou le suremballage du sachet de 10 croissants emballés individuellement… certes il a un côté pratique pour les goûters (des enfants), mais on peut faire autrement !!)

Prendre ses contenants chez ces fameux commerçants : boites en verre (dans l’idéal) ou recyclage des boites de glace (ça pèse moins lourd quand même !) : bouchers, fromagers, boulangers (pour les petits gâteaux / fameux croissants !)

Acheter en VRAC pour tout le “sec” : pâtes, riz, semoule, légumineuses, sel, céréales, graines, raisins secs, farine, poudre d’amandes, chocolat, épices… vous pouvez vraiment trouver votre bonheur !

Le Gaspillage alimentaire

Sur ce sujet-là aussi nous avions quelques progrès à faire… Les enfants étant petits, il nous est arrivé régulièrement d’accumuler les petits restes dans le frigo car l’assiette n’est pas terminée… puis de les oublier…

J’ai mis en place plusieurs stratégies :

Cuisiner les justes quantités pour ne pas avoir de petits restes… (car il n’y a pas que les enfants qui gaspillaient…)

Servir de plus petites quantités quitte à resservir plutôt qu’entrer dans la boucle infernale.

Congeler quand il en reste beaucoup pour se faire un repas cool pour une prochaine fois.

Prévoir un repas congélateur dans le menu pour vider le congélateur régulièrement !

Cuisiner rapidement les légumes achetés et mis dans le tiroir du frigo… sous peine de les oublier et de les retrouver couvert de moisi… :s

Acheter que ce qui nous donne envie de manger (et non “ah ce serait bien de manger des choux de bruxelles…” mais je déteste ça… et donc ça traine dans le frigo…

Une étude de l’ADEME (octobre 2014) montre que le gaspillage alimentaire représente 159 euros / personne par an ce qui représente 7.7% des dépenses alimentaires ! Dans ce chiffre se cache 125 euros en coût directs et un cumul de 49 en coûts indirects (gestion des déchets, coût de préparation, stockage et transport des produits).

Ça porte à réfléchir non ?

The last but not least pour agir dans la cuisine…

J’ai nommé le COMPOST !

Derniers éléments fort présents dans notre poubelle pour lesquels nous avons trouvé une alternative : ce sont les épluchures de légumes ! Cela permettrait de réduire de 30 à 40% le volume total de la poubelle… pas mal non ?

Pour cela il existe plusieurs d’options possibles :

  • le composteur dans le jardin,
  • le lombricomposteur sur le balcon,
  • ou encore le tas d’épluchures au fond du jardin (car un composteur en bois chez nous coûte très cher… et que ça marche aussi bien sans !)

On alterne épluchures de légumes et tontes de pelouse / taille de haies broyées… Il ne sent rien du tout (je craignais des odeurs… surtout l’été…) Dans le cas des fortes chaleurs il y a des moucherons au-dessus mais comme nous l’avons relégué dans un petit coin éloigné, nous n’en sommes absolument pas gênés !

Quelques mois plus tard, le compost obtenu peut être valorisé dans les jardinières ou pour le potager. De quoi éviter d’acheter des engrais… qui sont souvent très nocifs écologiquement parlant… Alors convaincus ? Let’s go !

Par quoi allez-vous commencer dans votre cuisine / quel va être votre prochain geste ?

J’ai encore pleins d’astuces à vous proposer pour passer du jetable au durable ! Alors si vous souhaitez ne pas laisser passer les prochains articles, abonnez-vous 😉