Rendre la démarche zéro déchet contagieuse

L’article du jour propose une réflexion sur la démarche zéro déchet et les autres. Comment amener notre entourage, conjoints, enfants, ados, amis, famille élargie à s’y mettre… Comment rendre ce mode de vie contagieux ?

Retour sur le documentaire Ma vie Zéro déchet

J’ai vu fin novembre, le documentaire « ma vie zéro déchet » dans lequel le « héros » se donne le challenge de passer au zéro déchet en 6 mois pour une famille de 3 (2 adultes et 1 enfant). On le voit évoluer semaines après semaines, mettant en place pleins de nouvelles habitudes (achats en vrac au marché, dans ses propres contenants, passer aux couches lavables, désencombrer, acheter son vin en vrac, tester de nouvelles recettes, amener ses biodéchets dans le composteur d’un jardin partagé à défaut de réussir à en implanter un dans la copropriété…). Il passe ainsi de 30kg hebdomadaires (y compris les emballages qui vont à recycler, le verre etc) à 1kg en 6 mois.

De mon côté, après 2,5 ans de cheminement zéro déchet, nous sommes passés de 3 sacs poubelle de 50L par semaine (dont un méga lourd de couches… on en avait 2 enfants sur 3 en couches à ce moment-là et j’avais un blocage sur les couches lavables*) à un sac pour 15 jours.

En tout cas, je vous recommande ce documentaire si vous en avez l’occasion ! Il est riche d’enseignements et j’en tire quelques points de vigilance à avoir quand on débute dans la démarche…

Au début il y a un côté tout feu tout flamme. On est persuadé du bien fondé de changer ses habitudes et on veut y aller à fond !

Attention à ne pas aller trop vite !

Je vous recommande d’y aller pas à pas… afin de ne pas vous essouffler d’une part… (Je vous renvoie vers mon expérience : inventaire et passage au durable pièce par pièce)

En effet, une chose qui m’a marquée dans le documentaire, c’est, certes la fierté du héros de parvenir à 1 kg de déchet par semaine, mais également son épuisement... A vouloir aller très vite, il voyait des déchets partout dès qu’il sortait de chez lui…

S’entourer

Un des garde-fous pour cela, c’est d’échanger avec d’autres personnes engagées dans la démarche :

  • On se sent moins seul avec ce qui peut être vu par les autres comme une lubie.
  • Trouver des lieux de partage bienveillants, notamment sur les réseaux sociaux permet d’échanger sur ses réussites, sur ses échecs pour trouver des solutions. Voir comment évoluent les autres permet de ne pas se mettre trop la pression non plus… tout en se remettant en cause régulièrement sur des habitudes et de se challenger à plusieurs… Bref, c’est grâce à plusieurs groupes facebook que je vous parle aujourd’hui, alors n’hésitez pas. Je vous parle de l’un d’entre eux ici notamment, d’envergure nationale. D’autres plus locaux voient le jour. C’est le cas par exemple de “Défi zéro déchet Caen-Calvados” !

Obsession des déchets

Ensuite, son sujet d’expérimentation était au cœur de sa vie et de ses conversations… Lors d’un apéro avec ses amis, ces derniers se demandaient quelle était sa dernière trouvaille… et avouaient qu’ils ne comprenaient pas trop la démarche et qu’un certain fossé se creusait. D’autant que les résultats culinaires n’étaient pas toujours à la hauteur des promesses ^^

A trop être obnubilé par le poids de ses poubelles, il en perdait la convivialité, la simplicité d’être ensemble…

Qui dit zéro déchet dit cuisiner et tester de nouvelles recettes. Je vous renvoie à l’article sur les secrets de la licorne. Géraldine Rémy est également passée par quelques déconvenues alimentaires au début de sa double transition zéro déchet et végétarienne !

Bref, ne restez pas seuls dans votre démarche. Il y a forcément un moment où on voit des déchets évitables partout et où cela provoque un malaise… chez vous et chez les personnes à qui vous pouvez le notifier…

Côté cuisine.

Dans ces cas-là pouvoir appartenir à un groupe qui avance dans la même direction c’est hyper précieux !!

“Soyons le changement que nous voulons voir advenir dans le monde” GANDHI

Julien Vidal dans “ça commence par moi” explique les coulisses de son expérience de tester et adopter une action écocitoyenne par jour pendant un an. Il s’est très vite rendu compte qu’il y avait un “oui mais” sous-jacent quand il présentait son projet… “Oui mais ça ne sert à rien d’agir car au niveau individuel, ça n’a aucun impact… Ce serait inutile…”

Il en parle dans ce podcast sur ses découvertes depuis le lancement de ça commence par moi !

Le passage sur le pouvoir de l’exemplarité m’a particulièrement frappée.

Se rendre compte du pouvoir de l’exemplarité.

Il a souvent été le “mouton noir” de sa famille à pointer les faux pas
écoresponsables de son entourage.

Comment tu as encore des bouteilles en plastique ? Comment tu as pris l’avion pour aller passer un week end en Espagne ? Et ta banque…” Il en venait à frustrer les autres et lui-même car il n’était pas entendu… C’était un cercle vicieux… Les gens en avaient marre de se sentir jugés… Et de son côté il a pris conscience que l’expérience est une lumière qui n’éclaire que celui qui la porte. Car tout est une question de déclic, de lectures, d’expériences de vie…

Son objectif par la suite n’a plus été d’essayer de changer les gens mais de :

Et ça marche ! Il donne l’exemple de son papa qui était réfractaire à “tout ça”. Lors de sa dernière venue à Paris pour le voir, il lui a demandé quasi en arrivant où était la maison du zéro déchet, annoncé sa volonté d’arrêter les bouteilles en plastique en utilisant du charbon actif… et déclaré être venu en proposant des places de covoiturage pour ne pas venir à vide… !

Donner un témoignage et non culpabiliser

Je trouve cet exemple super chouette ! Il montre que ce n’est pas en pointant du doigt ce que les autres font de “mal” de notre point de vue qu’on arrive à transformer leurs habitudes… Mais plutôt en montrant nos transformations, en toute humilité et être prêt à répondre aux questions qui peuvent en découler.

Soyez toujours prêts à répondre avec douceur et avec respect à chacun qui vous demande raison de l’espérance qui est en vous.”

1 Pierre 3:15.

Ce qui est vrai de ce passage de la Bible par rapport à la foi, l’est aussi pour toutes les convictions qui nous animent.

Et je rajouterai pour conclure que rien ne vaut le fait de tester “en vrai” de nouvelles habitudes pour se convaincre qu’elles sont bonnes !

Une de mes amies est passée au shampoing solide pour sa famille après avoir pu expérimenter le mien lors d’un week end chez eux ! Plusieurs autres ont commencé à faire leur pain elle-même avec la recette de la baguette magique de Rose en goûtant le mien… (pas de pétrissage !!)

Rien ne vaut le fait de montrer l’exemple et de permettre aux autres d’expérimenter (cf article sur passer au durable avec le lien vers Zoessentiels, boutique zéro déchet en ligne) !

C’est ce que je propose dans mes ateliers sur Caen et le Calvados :

  • Découvrir comment entrer dans la démarche ou s’y conforter
  • Rencontrer des gens partageant les mêmes valeurs
  • Tester / découvrir de façon concrète les alternatives durables…
  • Découvrir des endroits incarnant ces valeurs !
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One thought to “Rendre la démarche zéro déchet contagieuse”

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