Comment amener mes enfants à renoncer au Nutella ?

Une abonnée m’a écrit dernièrement et m’a donné un défi : écrire un article sur « comment faire renoncer ses proches au Nutella ? »

En effet la question sous-jacente c’est comment convaincre notre entourage de la nécessité de devenir écolo !!

Alors c’est une vaste question à laquelle je n’ai pas la prétention de répondre en 1 article… Néanmoins la question du Nutella est intéressante !!

Elle est venue auprès des élèves de lycée que j’ai rencontré dernièrement : « est ce que si on arrête d’acheter certaines marques, elles vont faire faillite ? »

J’ai tenté de répondre à cette question, en prenant l’exemple du Nutella dans cet article !

Aujourd’hui je continue sur ma lancée autour de cette célèbre pâte à tartiner… « Comment faire renoncer / convaincre son entourage d’arrêter d’acheter du nutella. »

Le nutella = partie émergée de l’iceberg !

Le problème mis en avant avec le Nutella c’est la déforestation massive en Asie du Sud Est pour planter des palmiers. Elément massif de cette célèbre pâte à tartiner, pour le côté onctueux…

Or pour moi le problème principal du Nutella va plus loin… et dépasse le pot de pâte à tartiner…

Nous vivons dans une société qui a érigé comme une norme voire un dogme les goûters des enfants. Jusque là je n’ai pas de problème… car je suis moi même adepte du goûter !!

Le problème c’est qu’on a mis en avant +++ les goûters transformés… Vu que c’est devenu un incontournable… il FAUT des gâteaux, des compotes (à boire), des yaourts aromatisés ou crèmes dessert, des biscuits et tartines de Nutella pour avoir l’impression de répondre au besoin d’un enfant.

Je milite pour un retour à la simplicité !!!

Je suis la première à ne pas avoir beaucoup de temps… Raison de plus pour choisir à quoi je veux le consacrer…

Or, je suis effarée sur les groupe zéro déchet ou de cuisine que je suis de voir les mamans (principalement) vouloir arrêter les gâteaux industriels (pour des raisons d’emballages…) et qui cherchent des recettes pour proposer à leurs enfants des gâteaux mais fait maison !

Est ce qu’il est ABSOLUMENT nécessaire d’avoir de la brioche, des cookies ou autres riz au lait pour un goûter qui répond au besoin d’un encas pour attendre le repas du soir ? Car bien sûr les enfants sont habitués à tellement de profusion, que la norme qui s’impose aux parents est de préserver cette diversité de choix !!

Libérons-nous de cet esclavage !!! Autorisez-vous à simplifier les goûters : votre charge mentale et votre porte-monnaie vous dira merci !!!!

Les enfants seront-ils malheureux parce qu’ils auront du pain avec de la confiture, du miel, un fruit, de la compote, un yaourt nature ou encore des fruits secs ?!

Serez-vous une affreuse maman ou un méchant papa si vous simplifiez ?

Le problème du Nutella c’est d’associer sucre/chocolat et plaisir !

Pour moi (et ça n’engage que moi) les gâteaux doivent être exceptionnels… Pour être justement savourés ! J’ai l’impression que sinon ils viennent la normalité et un dû… et qu’on entre dans un engrenage malsain à plusieurs niveaux (temps et qualités nutritionnelles…)

Qui dit goûter industriel dit grande part de sucre… et on connaît aujourd’hui le lien entre excitation et sucre, et son côté très addictif !!!

Exemple tiré du compte instagram : Sucrez-vos fraises

 

« Entre les céréales du petit déjeuner, les jus de fruits, les biscuits et le sucre caché dans les aliments industriels, les enfants dépassent vite les quantités recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : 25 grammes par jour pour un enfant de 2 à 18 ans. D’après l’enquête INCA 3, ils consomment deux à trois fois plus. » Cf tout le monde en a un sauf moi : libérons nos enfants de la surconsommation de Valérie Halfon.

Les grandes marques de l’agro-alimentaire ont investi plus particulièrement deux moments de la journée : le petit déjeuner et le goûter !

Le livre balaye les céréales, les boissons, avant d’arriver aux pâtes à tartiner.

Je cite :

« Quant aux pâtes à tartiner, elles sont très grasses en plus d’être très sucrées. Nutella, la plus connue des enfants (20% des 4-14 ans la citent comme leur marque alimentaire préférée au petit déjeuner), est bourrée d’huile de palme, très riche en acide gras saturés. »

Je pense qu’au delà du débat écologique, la question des goûters et de la pâte à tartiner pour rester dans notre sujet est celle de la santé des enfants… (et la nôtre car je ne pense pas être la dernière à manger du chocolat !) et du rapport au temps des parents !

Nutella = cheval de bataille pour engager la discussion autour de sujets écologiques ?

Je pense qu’il est important quand on a des valeurs écologiques de pouvoir les défendre.

En cela, le Nutella comme cheval de bataille a du sens car il a été très médiatisé autour de l’huile de palme.

Et c’est une bonne chose car la communication qui a entouré / entoure le « Nutella » a permis non seulement à la marque d’évoluer cf mon précédent article ! Mais également à des nouvelles marques plus respectueuse de l’environnement de se faire connaitre.

La vraie bonne question pour moi à se poser n’est pas autour de la marque « Nutella »… Elle est autour du besoin de pâte à tartiner… / de chocolat / de boissons ou gâteaux sucrés qui sont devenus « normaux » dans notre alimentation…

Attention à ne pas braquer

Pour amener son entourage à se questionner sur un « renoncement » à un produit : je vous déconseille de vouloir convaincre à tout prix… mais plutôt de questionner :

  • Sur l’habitude prise
  • Par quoi pourriez-vous remplacer ce produit (en douceur !!) : l’idée n’est pas de braquer mais de montrer qu’il existe d’autres choses
  • Quel est le besoin ou l’émotion qui cherche à être comblée en mangeant des tartines de Nutella ou des gâteaux ou bonbons ?

Vous pouvez aussi :

  • Parler de votre expérience / observations / lectures : alternatives pour des goûters plus sains / Le lien observé entre surexcitation et trop-plein de sucre…
  • Expliquer pourquoi c’est important pour vous !
  • Proposer un challenge avec une “récompense” suffisamment sympa pour motiver les troupes…

On est d’accord que cela va plus loin que « je boycotte  un produit non éthique / non écologique… »

Néanmoins, pour amener un changement de consommation, il est nécessaire de voir quel bénéfice vous en retirez (et il se situe souvent au niveau émotionnel) et au pire que se passerait-il si vous n’en aviez plus… par choix ? Comment pourriez-vous répondre à ce besoin ?

Et le plaisir dans tout ça ?? Si on n’a « plus le droit » de manger des produits sucrés ???!

L’idée n’est pas de bannir complètement un produit si vous l’aimez et que c’est un plaisir…

La question est plutôt : est ce que ça reste un plaisir ?

Ou bien en est-on devenu accro ? Est-ce qu’on est dans le plaisir ou dans la compulsion alimentaire ?

Et qu’est ce qu’il y a de sous-jacent ?!

Pour moi ce qui compte n’est pas le tout ou rien mais le « raisonné ! » : trouver un juste équilibre !

C’est tout un art !!!

Si vous avez d’autres sujets que vous aimeriez que je creuse, dites-le moi en commentaire !

 

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