Emballer autrement ses cadeaux avec le furoshiki

Le furoshiki… difficile à prononcer pas vrai ?

Alors imaginez avec l’accent japonais !

Bref, ce mot compliqué désigne une technique japonaise traditionnelle d’emballage en tissu utilisée pour transporter des vêtements et nécessaires de toilettes aux bains publics quand il y en avait encore, puis aujourd’hui des cadeaux…

Pourquoi est ce que je vais vous parler de ça aujourd’hui ?

–> A cause de la montagne de papier cadeau qu’on jette le 25 décembre au matin…

En France on recense plus de 20 000 T de papiers cadeaux consommés, soit 380 000 arbres ou encre 11 000 tonnes d’équivalent CO².  (Julie Laussat dans Mon Noël écolo)

La problématique du papier cadeau

Au fond, c’est quoi le problème avec le papier cadeau ?

A part le papier kraft non décoré, le papier cadeau vendu en magasin n’est PAS recyclable car il est en parti plastifié, métallisé, à paillette… Et le papier kraft même si c’est mieux, est tout de même destiné à être jeté…

Mais au fond d’où vient cette “nécéssité” d’emballer ?

Petit retour sur l’histoire de cet emballage

(Merci Mon Noël écolo)

Si le fait d’offrir un cadeau à cette époque de l’année est ancien, l’emballage qui l’entoure ne date que e la fin de XIXe siècle. Auparavant, les récits et images d’archives montrent des cadeaux visibles au pied du sapin ou directement offert aux enfants. L’élément de surprise de l’emballage est une invention du fondateur de Hallmark, aux Etats Unis et prendra rapidement dans la haute bourgeoisie américaine. D’abord très simple, le papier devient rapidement décoré, coloré, brillant et surtout accompagné de rubans. Se développe alors une frénésie ans la décoration des paquets, qui finit par contaminer l’Europe. 

Le traditionnel cadeau, offert depuis toujours pour cette période de festivités, devient alors “le cadeau de Noël” puisqu’il est emballé, se différenciant ainsi des autres présents et des étrennes du mois de janvier. Il est étonnant de remarquer qu’au contraire, certains pays ont développé une culture de l’emballage qui a donné un autre sens aux cadeaux. Le soin apporté aux emballages au ain, héritage du shintoïsme, permet notamment de voir l’emballage comme la première étape du cadeau et d’éviter ainsi la surenchère. “

 

Bon, avec tout ça comment fait-on ? Et est-il vraiment utile ? Pour certains oui, afin de ménager l’effet de surprise, pour d’autres, plus minimalistes, non… Chacun sa réponse !

Voici quelques alternatives possibles : 

  • Utiliser du papier journal (façon de les recycler une autre fois avant de terminer dans le barbecue l’été suivant) et ça fait son effet ! 🙂
  • C’est la même chose avec des partitions, des belles pages de catalogues (quand on n’a pas de stop pub)…

 

  • Quand on nous en offre, le garder en l’ouvrant délicatement… Avec des enfants c’est pas toujours gagné… Mais les miens s’améliorent, car ils savent qu’après à défaut de ré-emballer des cadeaux (car il est quand même un peu froissé…) ils ont le droit de découper !! (D’où vient cette passion ? Peut être de la vague de papier reine des neiges qu’on a eu à une époque… et qui va sans doute revenir !) Il n’empêche que ça fait une activité pour l’hiver quand il faut les occuper !! Et qu’on travaille la motricité fine en même temps !

 

  • Option parent indigne : réutiliser les dessins des enfants… oui surtout s’ils ne sont pas très réussis. On les mets en valeur… et leur donne également une étape de vie supplémentaire (surtout quand ils sont déjà gribouillé des 2 côtés)

Le furoshiki…

…ou l’art japonais d’emballer des cadeaux dans du tissu (ou un foulard). Dans mon cas, j’ai de nombreuses écharpes qui ne me servent plus… Elles ont donc trouvé une nouvelle vie… Soit je l’offre avec le cadeau, soit j’indique que je m’en resservirai pour une prochaine fois et je la récupère. (Cela n’a jamais posé de problème jusqu’ici !)

Voici une vidéo de tutos si vous voulez apprendre les noeuds de base. Ca demande un peu d’entrainement et d’avoir du tissu…

 

La taille standard qui permet d’emballer un peu tout c’est un carré de 90x90cm, le minimum étant 50×50 cm.

Julie Laussat en parle bien évidemment dans son livre “Mon Noël écolo” et sur le blog associé ici. 

Autres options :

  • Pour ceux qui ne veulent pas s’embêter avec des nœuds, vous pouvez chiner / acheter des sac en toile de jute ou en coton épais pour y insérer le/les cadeaux de la personne qui le/les recevra. Voire une hotte de père Noël ! A Caen vous en trouvez chez la boutique de créateurs L’univers d’LN and co ainsi que des furoshiki de plusieurs tailles !

 

  • Vous pouvez aussi les coudre dans des chutes de tissu ou de vieux draps (vive Emmaüs ou la Chiffo pour ça). L’avantage quand vous le faites vous-même : vous faites du sur-mesure en fonction des dimensions dont vous avez besoin… les paquets étant plus ou moins volumineux !!

 

  • De même, on peut trouver facilement des boites en cartons ou en tissu qui peuvent faire office de hotte de père/mère Noël… A chacun la sienne.
  • Pour les petits objets, vous pouvez les insérer dans un rouleau de papier toilette pour en faire de petites boîtes… Un peu de peinture ou de feutre et une petite ficelle et hop le tour est joué !
  • Une boite en métal ou un bocal en verre peuvent également présenter vos cadeaux de façon originale et zéro déchet !

Alors ça vous inspire ?

Quelles options vous semblent les plus réalisables ?

Venez en parler sur la page facebook d’Effet Colibri !

Je reviendrais dans un autre article sur comment vivre le mieux possible le fait de ne pas être pris en compte dans sa démarche écologique.

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