Le B de Besoin de-la-methode-BISOU

B comme Besoin, I comme Immédiateté, S comme Semblable, O comme Origine et U comme Utilité… Cela vous parle ?

C’est la méthode BISOU que Marie Duboin et Herveline Giraudeau avaient imaginé dans le livre J’arrête de surconsommer, paru en 2017. Ce sont les deux nanas à l’origine du groupe facebook “Gestion budgétaire, entraide et minimalisme… Groupe qui a marqué un tournant dans ma façon de vivre ma consommation… J’en ai déjà parlé ici et là !

L’abus de consommation responsable rend heureux* est leur second  bébé dans lequel elles approfondissent les 5 points de la méthode… en 250 pages !

Comme elles le disent dans l’intro, le nombre de personnes qui se trompent sur le B de “besoin” sont légions…

Alors pour vous partager quelques points coups de cœurs et vous convaincre d’aller persuader vos bibliothèques de l’acheter, de vous l’offrir pour ensuite le prêter ou l’offrir…

C’est parti pour :

B comme Besoin

Et contrairement à ce que tout le monde interprète de prime abord, il ne s’agit pas de “est ce que j’en ai besoin ?” –> Mais “à quel besoin bien enfoui cette envie de consommer renvoie ?” !!

Pas tout à fait le même enjeu… L’idée n’est pas de dire que tel besoin est bien ou mal.

Tes besoins sont là et ils ne surgissent pas pour rien : tes besoins ne sont pas le problème. Le problème c’est que le marketing les utilise pour te faire consommer encore et encore.” p.30

[…]

  1. Il attire l’attention sur ce que tu n’a pas ou sur ce que tu n’es pas ;
  2. Il t’explique pourquoi tu devrais l’avoir ou l’être : 
  3. Il te propose une solution pour remédier à ce manque qu’il a creusé chez toi. 

En revanche ce que le marketing ne fait surtout pas : 

  1. attirer ton attention sur ce que tu as déjà ou ce que tu es déjà ;
  2. t’expliquer à quel point ce que tu as te suffit pour vivre confortablement et à quel point tu es une belle personne avec beaucoup de valeur et de valeurs ;
  3. … Du coup, pas de 3 !” 

Dans le livre, Marie et Herveline vont décrypter les failles dans lesquelles s’engouffrent les publicitaires et autres marketeurs.

En lisant ces premières pages, je me suis un peu sentie comme une marionnette… J’étais un peu déçue de constater qu’on joue toujours plus sur mes cordes sensibles…

Non que je cède souvent aux sirènes des publicités…  

Mais résister, c’est aller à contre courant… et y a des jours où c’est fatiguant !

Et on peut s’épuiser d’autant plus que certains besoins reviennent toquer à la porte de façon insistante !!

Secret numéro 1 : c’est normal de ne pas être au top tout le temps, vous et moi ne sommes pas des superwomans.. 

Par exemple, c’est pas simple pour moi de respecter la liste des courses… Je dévie souvent quand je suis dans un magasin (que ce soit un supermarché classique ou une épicerie vrac !!) Et généralement pour des trucs sucrés, salés… bref pas le plus sain du monde !!

  • Oh ! On n’a plus de ça”,
  • “Celui là est en promo et ça fait longtemps”
  • “Allez… il est dans le bac anti-gaspi”
  • Voire carrément : “J’ai envie de craquer”…

Je me fais régulièrement “gronder” par mon mari qui me dit : “Mais on n’en avait pas besoin”...

Petite anecdote :

Mais ce jour-là, si j’ai craqué, ce n’est pas uniquement parce que mon fils insistait sur la crème dessert (😇 Mais euh, en plus elle était dans le bac anti-gaspi…), mais bien que :

  1. j’en avais envie
  2. que ça répondait à un besoin… d’avoir pour une fois un dessert cool comme tout le monde… voilà voilà ! [Paye ton besoin social bien enfoui (le regard des autres ça vous parle ? J’en tiens une couche car, en vrai, tout le monde s’en fout du contenu de mon frigo…)]
  3. Et que c’est lié à mes souvenirs d’enfance… car la barquette familiale Danette à la vanille, c’était THE dessert de ouf à la maison !
  4. Et en plus elle était dans le bac anti-gaspi !!!

Faut dire que les yaourts nature maison dans leur pot en verre c’est moins sexy… ^^’ (surtout quand on n’aime pas les yaourts… mais qu’on kiff les crèmes dessert !)

Je vois d’avance vos réaction… Oui, j’ai essayé d’en faire et non ce n’est pas pareil ! Et non je n’achèterais pas une autre yaourtière JUSTE pour pouvoir faire des crèmes dessert… J’ai trouvé ma parade : faire de la crème anglaise !

Comprendre ses besoins pour les combler pour de vrai !

Bref c’est une anecdote pas si vieille mais elle m’a servi de déclic… quand j’ai compris ce qui se jouait plus profondément. Car la crème dessert on s’en fout… Ce qui est intéressant (mais pas moins fatiguant), c’est de creuser ce qu’il y a en dessous, accueillir ce besoin sans le juger… et de travailler sur ma valeur qui n’a rien à voir avec le contenu de mon frigo, les fringues que je porte, etc.

Chacun ses casseroles et ses stratégies à mettre en place pour avancer !

Aujourd’hui quand je rentre des courses et que j’ai résisté à certaines tentations (elles sont plus ou moins fortes selon le degré de fatigue et de charge émotionnelle) :

  1. je m’auto-félicite 
  2. j’en parle à la maison (pour avoir la reconnaissance de mon mari pour la gestion du budget préservée)

Et quand je sens que je vais craquer (notamment pour de la bouffe…), j’en parle AVANT et souvent, il me suffit :

  • d’une oreille attentive pour écouter le trop plein émotionnel du moment,
  • d’un câlin (le 21 janvier, jour où j’écris cet article, c’est la journée internationale des câlins, mais c’est comme la journée des droits de la femme, c’est toute l’année qu’on le met en pratique !!),
  • ou d’une sieste…

Souvent parler me permet de mettre de la distance et d’avoir assez de recul pour faire preuve de créativité avec ce que j’ai sous la main.

Mieux se comprendre pour mieux consommer !

Au final, en connaissant nos failles, on peut développer des stratégies quand on les voit survenir. (Bon ça ne marche pas à tous les coups…! Ca demande de l’entrainement !)

C’est très bien détaillé dans l’abus de consommation responsable rend heureux ! (en plus d’être bon pour la santé… ^^ désolée je voulais le placer !)

Je vais laisser le mot de la fin à Herveline :

Que se passe-t-il quand tu regardes ta vérité en face ?

Ça peut faire peur dans un premier temps. Pas de panique, c’est normal, si tu la planquais c’est bien que t’avais pas envie de l’entendre, hein. Mais je le sens, tu es quelqu’un de courageux, donc ça va le faire. Et vu ma tendance à être une bonne autruche et à me coller la tête sous le sable, si je suis capable de le faire, alors probablement que toi aussi, haha ! 

Mais une fois de l’autre côté du miroir, quelle chouette sensation de te sentir enfin libre d’être toi-même !

Et puis les failles, si on a le nez dessus, c’est pas “beau”, mais en prenant de la hauteur, tout semble insignifiant…, 🎵 ça donne de très beaux paysages ! Morale de l’histoire, c’est tout ce qu’on est qui nous rend unique et nos vulnérabilités qui nous rendent attachant(e) / beau / belle !

La suite au prochain article 😉

*Le lien que je vous mets est celui vers la librairie en ligne décitre. C’est le lien affilié de Marie Duboin, l’une des auteures. Elle est assez transparente quand elle parle de ses revenus en tant qu’auteure. Elle touche 4% sur le prix du livre… Du coup quand on achète le livre via son lien, elle gagne en plus 5% de commission.

Bien sûr on privilégie les libraires indépendants, néanmoins si vous souhaitez le commander sur internet, je vous invite à soutenir son travail d’écriture en passant par son lien !

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