Printemps Rayonnant – Episode #6
Episode #6 – Apprendre à se choisir
Et je vais commencer par te proposer un petit détour par la simplification !!!
Bonne écoute !
SIMPLICITE VS PERFECTION
Simplifier c’est sortir de la course à la performance, pour trouver la base essentielle qui fait que nous nous sentons bien dans nos vies… Par exemple si je fais la comparaison avec les repas : il y a ceux du quotidien qui sont globalement toujours les mêmes (simples, basiques) et il y a les repas du dimanche, ou quand on reçoit où on met les plats dans les grands…
Simplifier c’est choisir où on met son énergie pour ne pas s’épuiser…
C’est également consentir au réel de ta vie et sortir d’une vie fantasmée qui cherche à ressembler à ce qu’on pense être un idéal qui nous rendra forcément plus heureux. Je ne dis pas qu’il faut pour autant vivre une vie au rabais… C’est sortir du perfectionnisme et de la logique de performance à outrance… comme j’en parlais précédemment.

Une recherche d’amour
Sais-tu d’ailleurs que derrière notre perfectionnisme se cache généralement une peur ? Celle de ne pas être aimée, de ne pas être assez, de ne pas en faire assez pour susciter de la reconnaissance… et de l’amour.
Or, nous avons toutes (et tous) de la valeur. Nous sommes bourrées de qualité (et de défauts) mais tu as assez de valeur pour être aimée pour QUI tu es… et non pas pour ce que TU FAIS.
Alors encore une fois, on a beau le savoir, arriver à l’intégrer complètement et le vivre, c’est beaucoup de travail sur soi… Et je suis toujours en chemin !

Mais du coup en ayant pris conscience de cela je suis plus vigilante et je choisis que je suis « assez » pour être aimée. Et je me le répète tous les matins avec un mantra… histoire que ça rentre vraiment !!
LE SYNDRÔME DE LA BONNE ELEVE
Souvent derrière notre envie de tout bien faire se cache le syndrome de la bonne élève. Et pour étayer cela, je te cite le livre « propulsez votre carrière au féminin » de Sylvia Lecadronnel.
“Dans l’inconscient collectif de notre société, être bonne élève signifie apprendre, comprendre, analyser, synthétiser mais aussi être appliquée et consciencieuse, respecter les règles, être sérieuse et travailleuse, faire ses devoirs en temps et en heure, être discrète et ne pas contester l’adulte. Le tout arbitré par les notes, les encouragements et les mentions. Avec le temps la bonne élève se conforme au modèle et ne trouve satisfaction que si elle est reconnue et complimentée. Son système de perception évolue la conduisant à penser que sa valeur personnelle est directement liée à l’excellence de son travail.”
Peut être te reconnais-tu dans ces affirmations ?
- Je ne veux pas déranger, alors je n’ose pas poser de question.
- Je veux faire mon travail au mieux, alors je pose trop de questions : au-lieu de réfléchir au sens de mon travail, je cherche à le faire « bien ».
- Je cherche l’approbation et la gratitude des autres au lieu de chercher leur respect.
- Je cherche à rendre les autres heureux et fiers, au lieu de chercher à être heureuse et à être fière de moi-même.
Alors comment sortir de ce syndrome ?
“Après avoir passé toute sa scolarité à apprendre l’obéissance, la patience, à être gentille, sage et docile, il faut désormais apprendre à désobéir, apprendre l’insolence. Et ça ne veut pas dire entrer dans la violence et la rébellion.”
A mon sens c’est apprendre à se choisir SOI avant d’accepter tout des autres (et non ça ne relève pas de l’égoïsme ! Bien sûr c’est un équilibre à trouver !) Et se dire oui c’est dans les micro actions de tous les jours, petit pas par petit pas !

APPRENDRE A DIRE NON POUR SE DIRE OUI

Marie Duboin et Herveline Giraudeau parlent de surconsommation affective et sociale dans L’abus de consommation responsable rend heureux à travers l’expression “se surconsommer”. Elles la traduise par le fait de : “s’imposer une charge mentale de ouf et un idéal qui va bien au-delà de ce qui est nécessaire pour assurer une vie de tous les jours qui tourne convenablement parfois jusqu’au burn-out.”
- Surconsommer l’autre
- Se laisser surconsommer par l’autre…
Elles font le parallèle avec la surconsommation des ressources et des objets : « dans un cas se sont les ressources planétaires, dans l’autre ce sont tes propres ressources mentales. C’est pourquoi apprendre à réguler ta tendance à la boulimie affective et sociale c’est aussi apprendre à réguler ta boulimie d’objets (et de nourriture).”
Et apprendre à dire non et à se faire passer en premier, ce n’est pas être égoïste. Elles vont même plus loin en affirmant que : « Le sacrifice de soi mène à la surconsommation ». et c’est l’industrie qui en profite.
Donc avant de te demander ”comment faire telle chose” demande toi “pourquoi tu le fais.”
Connaitre ses besoins
Cela implique de faire des CHOIX conscients et non de se laisser guider par les envies induites ou la pression sociale véhiculée dans les films, la pub, les médias… ou les réseaux sociaux. D’ailleurs, qui paye pour que les influenceurs promeuvent leurs articles ou encore a un budget publicitaire conséquent ou fait du placement de produits dans les pubs ou films ? L’industrie marketing !

D’ailleurs à la fin de son livre “Votre attention est votre super pouvoir”, Fabien Olicard donne des clés pour poser un “non” qui soit non négociable et sans ambiguité :
- dans sa forme : il doit être respectueux et sans reproche ou agressivité
- la justification (s’il y en a une) doit être rapide et montrer qu’on reste accessible
- une ouverture doit rester possible en proposant une autre option ou en définissant un cadre pour parvenir à un “oui”
Il s’agit de faire un travail introspectif pour savoir à partir de quand telle situation imparfaite me convient car elle répond à mon besoin. Et donc choisir ses limites, ses batailles et où on met le curseur.
Souvent réfléchir à nos besoins pour ne pas se sacrifier, ni trop donner, ni être trop frustré nous oblige à faire preuve d’imagination et d’inventer des solutions !
Etre créatif dans la réponse à nos besoins en prenant aussi en compte ceux des autres !
Par ailleurs, même sans avoir de limites physiques, parfois on est réticent face à un événement à venir, ou à une situation. Creuser ce qui bloque intérieurement, ce qui freine est intéressant pour s’adapter, notamment en repérant nos émotions et en apprenant à décrypter le besoin derrière. Car parfois on ne peut pas changer la situation, mais on peut influer sur la façon dont on va la vivre.
C’est un vrai cheminement, et en prenant conscience de ce qui se joue, on peut davantage prendre soin de nous. Mais également mieux expliquer autour de nous nos choix pour être respecté dans nos besoins.
Je te remets ici la liste des principaux besoins (infographie de La forêt qui pousse)

Et c’est ton défi du jour !
- Te reconnais tu dans le syndrome de la bonne élève ?
- Si oui : à quoi tu pourrais dire « non » dans ta vie qui te libèrerait du temps ?
- Enfin as-tu l’impression de te surconsommer ou de te laisser surconsommée ?